Au début de chaque année, il est habituellement possible de lire des prévisions concernant la hausse du prix des légumes ou autres produits.  Est-ce qu’une hausse des prix a un impact à court, moyen ou long terme?  Il est certain que l’impact ne sera pas le même selon l’augmentation annuelle du salaire ou de sa pension.

À court terme, pour la majorité des gens, l’inflation n’a pas vraiment d’importance puisque le revenu augmente souvent d’un pourcentage similaire.  Par contre, si le revenu augmente toujours moins que l’inflation pour une période prolongée, il faudra ajuster son budget…

Voici un exemple pour une augmentation annuelle du revenu de 1% et des dépenses de 2% :

Salaire annuel net – année 1 : 50 000$Dépenses annuelles totales – année 1 : 50 000$
Salaire annuel net – année 5 : 52 550$Dépenses annuelles totales – année 1 : 55 204$
Salaire annuel net – année 10 : 55 231$Dépenses annuelles totales – année 1 : 60 950$
Salaire annuel net – année 25 : 64 122$Dépenses annuelles totales – année 1 : 82 030$;

L’exemple démontre clairement qu’il faut se préoccuper de l’inflation, PARTICULIÈREMENT À LONG TERME… afin de maintenir son pouvoir d’achat.  Pour les travailleurs, une promotion permet d’augmenter son salaire plus rapidement que l’inflation.  Un changement d’emploi peut aussi permettre d’atteindre ce même objectif.

Qu’en est-il des retraités?

Pour les retraités, il faut se préoccuper encore plus de l’inflation parce que les possibilités de rattraper l’inflation sont plus limitées.  Si les revenus de pension ne suivent pas l’inflation, il faudra trouver des options pour maintenir son rythme de vie.  Voici certaines options :

  • Utiliser des épargnes accumulées dans un REER, CÉLI ou autres;
  • Vendre une propriété;
  • Diminuer ses dépenses… ce qui n’est pas toujours facile!!!
  • Retourner travailler à 85 ou 90 ans… encore plus difficile!!!

Est-ce que cette situation de perte de pouvoir d’achat est fréquente en contexte de retraite ?

BIEN PLUS SOUVENT QUE L’ON PUISSE LE PENSER!

Les infirmières, enseignants et les fonctionnaires provinciaux sont parmi les retraités qui ont un revenu de retraite qui n’est pas pleinement indexé à l’inflation.  En effet, les règles en vigueur font en sorte que l’indexation de leur régime est généralement à 50% de l’inflation… soit la même chose que l’exemple.  Alors, à long terme, il est clair que la préparation de la retraite de ces gens doit tenir compte de cet écart entre l’indexation et l’inflation, d’où la pertinence de prévoir des options pour combler la différence de revenus.

Les revenus de la régie des rentes (RRQ) et pension de la sécurité de vieillesse (PSV) sont pleinement indexés alors ce ne sont pas ces sources de revenu qui sont problématiques dans la planification de retraite, mais les revenus du régime de retraite.  Plusieurs régimes de retraite n’ont aucune indexation…  IMAGINEZ L’ÉCART À LONG TERME!!!

Pour ceux qui n’ont pas un régime de retraite, la planification de l’inflation est aussi importante afin d’avoir des revenus qui suivront l’inflation tout au long de sa vie.

Martin Leduc
Symbiose – Gestion et protection du patrimoine