La Société canadienne du cancer indique qu’environ un canadien sur deux aura un cancer au cours de sa vie et que 60% sera encore en vie cinq ans après le diagnostic. Ce préambule n’a pas l’objectif de faire peur, mais ces statistiques sont aujourd’hui réalité…

Plusieurs personnes sont inquiètes que cette situation leur arrive et chacun vivra ce défi de façon différente – tant sur le plan personnel, que sur le plan financier.  Dans tous les cas, il y a de fortes chances que la situation financière d’un individu ou d’une famille sera affectée négativement lorsqu’affectée avec une telle maladie.

Pour pallier le défi financier, il existe un produit d’assurance qui sert à réduire l’impact négatif sur les ressources monétaires si un tel diagnostic touche un membre de la famille. Ce produit, c’est l’assurance maladies graves.

Nous entendons souvent dire toutefois que le produit est dispendieux…  C’est certainement un point de vue – mais il y a des options qui peuvent changer cette perspective négative et rendre le coût plus « abordable » que prévu.

Les conseillers financiers diront souvent, en parlant du produit :

  • « C’est peut-être cher, mais avez-vous les moyens de vous en passer si vous recevez un tel diagnostic… ».
  • « Serez-vous en mesure de travailler, ou gagner un revenu pendant la maladie ? »
  • « Quelle sera votre situation financière après les traitements? »

Même si ces arguments offerts sont considérés de vieilles tactiques de vente émotive, si la protection est souscrite dans les bonnes conditions alors le produit sera pertinent pour le client.

Plusieurs assureurs offrent une couverture d’assurances maladies graves et la majorité offre un avantage important, soit l’avenant du remboursement des primes s’il n’y a pas de réclamation.

Voici le fonctionnement du remboursement des primes à 100% de plusieurs assureurs.
(Il faut noter que les clauses varient d’un assureur à l’autre.)

Vous payez des primes pendant 15 ou 20 ans et par la suite, si vous n’avez pas de réclamation, vous annulez la protection et 100% des primes payées au fil des années sera remboursé SANS IMPÔT.

Voici une stratégie intéressante…

Il s’agit de souscrire une protection d’assurance maladies graves avec un avenant de remboursement des primes à 100%, qui sera disponible au moment de prendre sa retraite.  Prenons exemple d’une femme de 35 ans, qui ne fume pas, et qui prévoit prendre sa retraite à 60 ans.  Elle souscrit une protection d’assurance maladie grave de 100 000$.  La prime mensuelle est de 102$ sans l’avenant du remboursement des primes ou 136$ avec l’avenant.  Ainsi, l’avenant de remboursement des primes coûte 34$ par mois.

Si la dame reçoit un diagnostic de l’une des nombreuses maladies couvertes (plus de 20), elle recevra 100 000$ non imposable pour l’aider financièrement pendant la période de maladie.  Dans cette éventualité, elle ne pourrait pas recouvrer les primes d’assurance. Cependant, si elle ne réclame jamais de prestation, le remboursement des primes sera de 40 800$, non imposable, à l’âge de 60 ans.

Une telle stratégie permet de combiner la protection contre un risque financier tout en épargnant pour la retraite s’il n’y a pas eu une mauvaise nouvelle au niveau de la santé…

Est-ce que cette stratégie est mieux qu’une contribution à un REER? C’est comme de comparer une pomme avec une orange.  Lorsque toutes les conditions sont réunies, il serait plus important de vouloir une couverture d’assurance maladies graves avant de vouloir comparer les stratégies.  En fait, l’assurance maladie grave et les contributions au REER sont plutôt des stratégies complémentaires.  Dans les deux contextes il faut évaluer le coût d’opportunité.

Pour ceux qui veulent comprendre la comparaison, il faudrait contribuer entre 135 et 150$, mensuellement, dans un REER avec un rendement annuel de 4% pour obtenir un solde dans 25 ans qui sera entièrement retiré pour obtenir l’équivalent du remboursement des primes de 40 800$.  Les contributions mensuelles varient à cause du taux marginal d’imposition possible au retrait, dans 25 ans.  Aussi, il ne faut pas oublier que la cotisation mensuelle à un REER procurera un retour d’impôt à chaque année.  Dans un tel scénario, le coût réel de la contribution REER sera d’environ 80 à 95$, par mois, selon le taux d’imposition de chacun.  Il y a toujours un coût pour avoir une protection en assurance, mais il est possible de diminuer grandement le coût de la protection.

Puisque je ne veux pas être sexiste dans mes scénarios, voici un scénario pour un homme (non-fumeur) de 40 ans qui souhaite aussi prendre sa retraite à 60 ans. Pour une protection de 100 000$, la prime mensuelle est de 133$, sans l’avenant du remboursement des primes, et de 177$ avec l’avenant. Le coût de l’avenant est de 44$, par mois. Cependant, si ce dernier ne réclame jamais de prestation alors le remboursement des primes sera de 42 480$, non imposable, à l’âge de 60 ans.

Selon les mêmes hypothèses que la femme, il faudrait contribuer entre 185 et 210$, par mois, dans un REER pour avoir un tel rendement.

Quoi faire maintenant

Si vous êtes craintif d’avoir une maladie grave telle que le cancer, l’assurance maladies graves est un produit pertinent pour vous.  Il ne faut pas juste regarder le montant de la prime…  Il faut aussi l’intégrer dans son plan de retraite avec une stratégie en adaptant la couverture en assurance maladies graves selon ses besoins et objectifs.

P.S.  Il est certain qu’une couverture adéquate en assurance invalidité est primordiale avant de penser à une contribution au REER ou à souscrire une assurance maladies graves.

P.S.S. L’équipe de Symbiose est sensible à la question du cancer dans la vie de ses clients et avec cet article, remet un don la société canadienne du cancer – Région Outaouais.

Martin Leduc
Symbiose – Gestion et protection du patrimoine