BÂTIR UN PORTEFEUILLE D’INVESTISSEMENT… PAS ÉVIDENT!!!

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BÂTIR UN PORTEFEUILLE D’INVESTISSEMENT… PAS ÉVIDENT!!!

Ce texte abordera la complexité de bâtir un portefeuille qui correspond à ses objectifs personnels. Il y a de plus en plus de gens qui font leurs propres choix ou stratégies en investissement. Je ne critiquerai pas cette approche puisque j’ai commencé de cette façon il y a près de 20 ans. Je me souviens que j’avais lu plusieurs livres et fait des recherches sur internet (pas autant de contenu que de nos jours…) afin de me donner une stratégie d’investissement. Je considère avoir obtenu du succès et un rendement correspondant à mes objectifs.

Depuis plus de 10 ans, je travaille dans le domaine des services financiers et je considère qu’il est encore plus compliqué d’effectuer des recommandations pour les clients que de le faire pour moi-même. Dans le secteur des services financiers, il y a plusieurs conseillers avec des titres et permis différents : planificateur financier, CFA, conseiller en sécurité financière, représentant de courtier, courtier en valeur mobilières, etc… Je n’expliquerai pas les différences de chacun, mais chaque conseiller doit respecter toutes les règles en conformité exigées par les différents organismes. Je n’avais pas à me soucier de ça pour mon propre portefeuille il y a près de 20 ans…

Avant de faire une suggestion de portefeuille aux clients, il est important de bien comprendre les objectifs souhaités et ils peuvent variés grandement. Prenons l’exemple d’une cliente qui souhaite cotiser à un REÉÉ pour son fils de 14 ans comparativement à un fils de 1 an… Prenons un autre exemple, soit un couple qui prend sa retraite dans 3 ans qui ont 150 000$ en REER et qui ont chacun un fonds de pension à prestations déterminées versus un autre couple qui ont 500 000$ en REER mais pas de fonds de pension… Il est fort clair que chaque situation aura besoin d’une suggestion de portefeuille adaptée à leur situation.

Il est certain que chaque recommandation devra respecter les objectifs, mais aussi le profil d’investisseur de chacun (conformité à respecter). Chaque personne a une tolérance au risque différente et l’expérience du passé en investissement peut affecter la suggestion à faire. En effet, une personne peut avoir eu une baisse importante de la valeur de son portefeuille au mauvais moment et se trouve à être très craintive que ça se reproduise… À l’inverse, une personne a commencé à investir après un « crash » boursier et qui n’a jamais connu une baisse pourrait penser qu’il est à l’abri d’une telle chose… mais le réveil peut être brutal!!! Un conseiller doit tenir compte des différentes possibilités quand il fait des suggestions et d’expliquer ses impacts sur les objectifs. Il faut régulièrement faire de l’éducation avec les clients. JE CONSIDÈRE PRIMORDIAL CETTE ÉTAPE.

Pour mes clients, je fais des recommandations parmi les produits suivants :

  • Plus de 3 000 fonds communs;

  • Plus de 1 500 fonds distincts avec une grande variété de garanti possible;

  • Rente viagère (plusieurs options);

  • CPG (certificat de placement garanti) plusieurs échéances possibles;

  • Compte bancaire à intérêt élevé (pas trop élevé depuis quelques années…)

Pour faire une recommandation, voici plusieurs autres critères à tenir compte :

  • Établir le pourcentage pour les différentes classes d’actif (action, obligation et liquidité);

  • Pour les actions, établir le pourcentage au niveau géographique (Canada, États-Unis, Europe, Asie, pays émergent, etc.) et au niveau des secteurs (financiers, soins de la santé, énergie, technologie, services publics, etc.);

  • Pour les obligations, choisir parmi les obligations de société, de pays, villes, qualité du crédit (AAA, AA, A, BBB, BB, B, etc.), date d’échéance, à taux variable, protégé contre l’inflation, etc.

  • Pour les rentes viagères, il faut être vigilant puisque le choix est irréversible. Il faut déterminer si elle sera indexée, réversible, prescrite, choisir la période de garanti, etc.

  • Pour les CPG, il faut déterminer les dates d’échéance, s’il est rachetable ou non, etc.

  • Il faut vérifier l’aspect fiscal et légal d’une recommandation comme les fonds structurés en société, la désignation de bénéficiaire, une rente prescrite ou cumulative, etc.

WOW… C’ÉTAIT PLUS FACILE QUAND JE FAISAIS SEULEMENT MES INVESTISSEMENTS MAIS POUR MES CLIENTS C’EST UN DÉFI INTÉRESSANT.

Parmi l’ensemble des produits disponibles, je dois avoir un processus pour finaliser une recommandation et connaitre les différents produits. J’ai des outils pour effectuer mes recommandations. L’un de mes outils est le laboratoire Morningstar Advisor qui me permet d’accéder à des analyses très poussées.

Bien entendu, la majorité des compagnies de fonds communs ou d’assurance pour les fonds distincts offre des fonds du genre formule clés en main. En général, ces fonds sont pertinents pour les portefeuilles d’une valeur plus basse. Pour les portefeuilles d’une valeur plus élevée, je considère important de bâtir un portefeuille sur mesure pour atteindre leurs objectifs… MÊME SI CE N’EST PAS ÉVIDENT.

Le prochain sujet abordera la désignation de bénéficiaire.

Martin Leduc

Symbiose – Gestion et protection du patrimoine

2018-04-22T21:17:40+00:00